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Dépression : quand l'élan se retire

La dépression n'est pas une faiblesse ni un manque de volonté. C'est une souffrance qui éteint le goût des choses et ralentit tout. La comprendre, c'est aussi prendre au sérieux ce qu'elle est venue arrêter, et ce qu'elle cherche peut-être à protéger.

Reconnaître la dépression

Au-delà de la tristesse, la dépression se reconnaît à une perte d'intérêt et de plaisir, une fatigue qui ne cède pas au repos, des troubles du sommeil et de l'appétit, des difficultés de concentration, une dévalorisation de soi, parfois des idées noires. Elle peut être bruyante ou, au contraire, masquée derrière une suractivité, une irritabilité, ou un corps qui souffre sans cause médicale évidente. Elle touche aussi des personnes qui « fonctionnent » encore très bien en apparence.

Un point important : ne pas rester seul

Si vous avez des idées suicidaires ou une détresse intense, parlez-en sans attendre : le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est joignable gratuitement, 24h/24, et le 15 en cas d'urgence vitale. Une dépression peut aussi nécessiter un avis médical : le médecin traitant ou un psychiatre évaluent l'intérêt éventuel d'un traitement. La psychothérapie et le suivi médical ne s'opposent pas, ils se complètent.

Ce que dit la recherche, sans survente

Pour la dépression, plusieurs approches ont montré leur utilité, et aucune ne détient de formule magique. Les TCC sont bien documentées ; les thérapies psychodynamiques et analytiques le sont également. Une méta-analyse de l'American Journal of Psychiatry (Steinert et coll., 2017) conclut à une efficacité globalement équivalente entre thérapie psychodynamique et traitements de référence, et les travaux de Shedler (2010) ou de Leichsenring montrent que les bénéfices d'un travail en profondeur peuvent se maintenir, voire se renforcer, après la fin du suivi. La leçon la plus robuste de la recherche comparative reste que la relation thérapeutique et la personne du praticien comptent souvent plus que l'étiquette de la méthode. J'en parle sur la page quelle thérapie choisir ?

Ce qu'un travail analytique cherche à faire

Sortir de l'épisode est un premier temps. Mais la dépression a souvent une histoire : un deuil non fait, une perte, une colère retournée contre soi, une vie qui ne ressemble plus à ce qu'on voulait. Un travail d'orientation analytique offre un espace pour mettre cela en mots, à votre rythme, sans injonction à « aller mieux » vite. L'objectif n'est pas seulement de remonter la pente, mais de comprendre ce qui a fait chuter, pour que la rechute soit moins probable.

En pratique

Je reçois en présentiel à Courbevoie, sur l'Esplanade de La Défense, en français et en anglais. Pour un premier rendez-vous : Doctolib ou 06 51 55 16 94. Pour les structures de soins du territoire, voir santé mentale à Courbevoie.

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