La demande
Venir pour soi
Il arrive que la décision de consulter ne vienne pas de soi, mais d'un conjoint, d'un parent ou d'un proche inquiet. Cette inquiétude peut être précieuse : elle met parfois un mot sur ce que l'on n'osait pas encore se dire, et elle peut déclencher une première démarche.
Mais pour qu'un travail s'engage vraiment, il faut un moment où la demande devient la vôtre. On ne change pas durablement pour rassurer les autres, ni pour répondre à leurs attentes : un travail psychothérapeutique ne devient possible que lorsqu'il est porté par un désir propre, même hésitant, même fragile.
Venir « pour soi » ne veut pas dire venir seul contre tous. C'est simplement reconnaître que c'est vous qui cheminez, à votre rythme, pour des raisons qui vous appartiennent. Si un proche vous a poussé à franchir le pas, ce n'est pas un obstacle : c'est souvent un point de départ, à condition que quelque chose, en vous, ait envie d'y regarder de plus près.
Le cadre & la méthode
Comment se déroule un suivi
Le cadre, ce sont les éléments stables posés ensemble en amont. Souple sans être rigide, il garantit la confiance et un travail qui s'inscrit dans le temps.
Les premières rencontres
Une à trois séances permettent de présenter votre situation, de découvrir comment se déroulent les séances et de sentir si cela vous convient.
Un cadre défini ensemble
Nous fixons les modalités les mieux adaptées : durée des séances (au moins 45 minutes), fréquence idéalement hebdomadaire, même créneau chaque semaine, confidentialité, neutralité et absence de jugement.
Le travail dans la durée
Au fil des séances, ce qui se répète se met en mots et se transforme. Le cadre peut évoluer, toujours d'un commun accord, au gré de votre cheminement.
Questions fréquentes
Ce que l'on se demande souvent
Quelques repères avant de prendre rendez-vous. Beaucoup d'autres questions trouveront leur réponse au cours des premières rencontres.
Quelle différence entre psychologue et psychiatre ?
Le psychologue est titulaire d'un diplôme d'État (licence et master de psychologie) et d'un titre protégé. Il conduit le travail psychothérapeutique : l'écoute, la parole, l'élaboration. Il ne prescrit pas de médicaments et ne délivre pas d'arrêt de travail.
Le psychiatre est un médecin spécialiste des troubles psychiques. À ce titre, il peut poser un diagnostic médical, prescrire un traitement médicamenteux et délivrer un arrêt de travail. Les deux approches sont complémentaires : il m'arrive d'orienter vers un psychiatre ou de travailler en lien avec lui.
Psychothérapie ou travail analytique : quelle différence ?
Les deux partagent la même écoute. La différence tient surtout à votre demande. Si vous consultez pour apaiser une souffrance précise et arrêtez une fois celle-ci soulagée, on parle de psychothérapie. Si vous souhaitez poursuivre au-delà de ce soulagement, pour explorer plus en profondeur votre fonctionnement, le travail prend la forme d'une démarche analytique. Ce n'est pas mon écoute qui change, mais la direction que vous donnez à votre travail.
Faut-il s'allonger sur un divan ?
Non. Je reçois en face à face, assis. Le divan appartient à la cure analytique classique ; il n'est pas nécessaire pour un travail psychothérapeutique en profondeur. Ce qui compte, c'est la qualité de l'écoute et la liberté de la parole.
Comment savoir si la thérapie avance ?
On sent qu'un travail avance lorsque la souffrance s'apaise, que les répétitions se desserrent et que l'on se sent plus disponible : plus libre de ses choix, plus présent dans ses relations comme dans son travail. Il n'y a pas de terme fixé d'avance, et vous restez à tout moment libre d'interrompre.
Risque-t-on de devenir dépendant de son thérapeute ?
C'est une crainte fréquente, et légitime. Le lien qui se tisse avec le thérapeute est réel, et il compte : c'est en partie par lui que le travail opère. Mais le but n'est jamais d'installer une dépendance, c'est l'inverse. Une thérapie vise à vous rendre plus libre et plus autonome : à mieux vous comprendre pour décider par vous-même, et, le moment venu, à pouvoir vous en passer. La fin du suivi se prépare, elle aussi, ensemble.
Comment se passe la première séance ?
Les premiers entretiens sont l'occasion de me présenter votre situation et d'appréhender le cadre du soin. Après une à trois rencontres, vous sentez comment fonctionnent les séances et si cela correspond à ce dont vous avez besoin. Nous déterminons alors, d'un commun accord, les modalités les plus adaptées.
Combien de temps dure une psychothérapie ?
La durée d’un suivi dépend de vos difficultés, de vos souhaits et de ce que les séances vous apportent. Quelques rencontres peuvent ouvrir une réflexion ; un travail d’élaboration peut demander davantage de temps, parfois plusieurs mois ou plus. Un repère de six à neuf mois peut être discuté : ce n’est pas une durée minimale universelle ni une garantie de transformation. La fréquence, les périodes de congés et la poursuite du suivi se discutent ensemble. Vous restez libre d’interrompre.
À quelle fréquence ont lieu les séances ?
Une fréquence hebdomadaire, sur le même créneau, est généralement recommandée : cette régularité fait partie du cadre et soutient le travail. La fréquence peut être ajustée selon votre situation, toujours discutée ensemble.
Qu'est-ce que la « neutralité bienveillante » ?
C'est la façon dont j'accueille votre parole, quelle qu'en soit la teneur, sans réprobation ni jugement. Cette position vous permet de vous fier à la règle d'une parole libre : ne rien exclure de ce qui vous vient, même ce qui semble futile, gênant ou déplaisant. C'est précisément là que le travail devient possible.
Tout ce que je dis reste-t-il confidentiel ?
Oui. Le contenu des séances est strictement confidentiel et couvert par le secret professionnel. L'absence de lien avec votre entourage et cette confidentialité font partie intégrante du cadre qui rend la parole possible.
Les séances sont-elles remboursées ?
La prise en charge dépend du cadre : Mon soutien psy concerne les psychologues partenaires du dispositif. Pour les consultations proposées ici, renseignez-vous auprès du praticien et de votre mutuelle avant la séance. Une facture peut être remise sur demande.
Pourquoi le règlement se fait-il en espèces ?
Le mode de paiement fait partie du cadre. Le règlement direct, de la main à la main et sans intermédiaire, rend l'échange plus concret et plus présent : il inscrit la séance dans une réalité tangible, ce qui soutient le travail psychique. C'est aussi une tradition de la pratique analytique. Le règlement se fait en espèces (ni carte bancaire, ni carte Vitale).
Proposez-vous des consultations en visio ?
Je reçois uniquement en présentiel, dans mes cabinets à Courbevoie. La présence physique, dans un lieu stable et constant, fait partie intégrante du cadre de travail. Vérifiez le lieu retenu lors de la prise de rendez-vous.
Pour poursuivre à votre rythme
À quoi peut servir une psychothérapie psychodynamique ?